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Enjeux de conservation

Les Coléoptères saproxyliques et la préservation de la nature

Il est aujourd’hui démontré que les milieux naturels se dégradent sous l’action de l’homme (pollutions, aménagements, intensifications agricoles et sylvicoles, modifications rapide de l’occupation des sols, changements globaux du climat…). Ces changements rapides mettent en péril la préservation de nombreuses espèces. Des actions de conservation de la nature ont donc été mises en place pour freiner cette érosion globale de la biodiversité (restauration de milieux naturels, réserves, sites classés, réseau Natura 2000, protection d’espèces,…).
Les Coléoptères, présents dans tous les milieux naturels du globe (à l’exception des océans), sont touchés par ces perturbations. De nombreuses espèces voient leurs effectifs diminuer. Par exemple, le Pique-prune (Osmoderma eremita (Linnaeus, 1758)), dépendant de la présence d’un réseau de vieux arbres à cavités proche les uns des autres, est de plus en plus menacé. Il est visé par des programmes de conservation et est maintenant bien connu des gestionnaires de la nature. Cette « espèce parapluie » côtoient de nombreuses autres espèces qui bénéficient des actions menées en sa faveur. c’est, en quelque sorte, l’arbre qui cache la forêt.
Les coléoptères saproxyliques sont présents dans les milieux forestiers ainsi que dans les écosystèmes avec des arbres isolées ou faiblement boisée, landes, garrigue, haies ou alignement d’arbres.
Les Coléoptères saproxyliques, de par leurs rôles dans le cycle de dégradation du bois mort, sont des acteurs indispensables au bon fonctionnement des milieux naturels boisés tels que nous les connaissons. Ils contribuent au cylce de réintégration de la matière organique dans le sol. Ils sont également le témoin de la qualité du niveau de conservation global des milieux forestiers. De nombreuses espèces ont été identifiées comme des bio-indicateurs de ces milieux. Elles permettent de poser des diagnostics sur l’état de conservation des écosystèmes (présence d’espèces particulièrement rares ou exigeantes, diversité des espèces présentes, structure des assemblages d’espèces retrouvé associées ou non).
Une liste des espèces indicatrice de la qualité des milieux forestiers a été proposée par H. BRUSTEL en 2001 et publiée en 2004 dans les dossiers forestiers n° 13 de l’ONF. Ce travail est en cours d’actualisation et sera intégré dans le référentiel FRISBEE. Son utilisation en tant que référentiel pourra être faite tant par un gestionnaire que par des entomologistes.

Diaporama  de milieux forestiers et boisés