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L’inventaire en chiffres

Depuis le début de la démarche (2012), au 31/12/2015 ce sont  263 000 données qui ont pu être recueillies auprès de 4 250 participants.

Au 31 décembre 2013 – la base de données regroupait 263 389 données d’occurrence réparties en 1597 espèces parmi les 1906 espèces de coléoptères saproxyliques du référentiel Frisbee (2013) (espèces saproxyliques obligatoires, facultatifs et indéterminés). A l’inverse, les trois cent neuf autres espèces ne faisaient l’objet d’aucune observation dans la base.

12 775 communes sont concernées par au moins une donnée de Coléoptère saproxylique.

Carte de la répartition des données au niveau départemental

répartition des données départementales

nombre d'espèce par département

Les plus grands jeux de données proviennent de producteurs institutionnel (Opie/ONF/ IRSTEA,…) ou sont issus de la réalisation d’inventaire de grande envergure (ATBI mercantour) Ces données sont constituées de longues séries répétitives et souvent redondantes. Les données mises à disposition par les entomologistes amateurs, bien que nettement moins nombreuses, sont souvent très locales et proportionnellement beaucoup plus diversifiées, elles complètent donc de manière essentielle l’inventaire.

La répartition des données collectées révèle une grande inégalité spatiale. Plus de la moitié du Nord-ouest de la France et le tiers Nord-est présentent actuellement un déficit manifeste de connaissances.  Les départements qui comptent moins de 150 espèces saproxyliques recensées doivent être considérés comme sous-documentés/sous-prospectés et pourront faire l’objet d’une animation renforcée pour recueillir de nouvelles données ou mobiliser les données existantes encore non transmises. Cet échantillon ne permet donc pas encore de dresser un portrait satisfaisant de la répartition des coléoptères saproxyliques.

La répartition des données à la maille de 10 km

répartition des données par mailles-median

La répartition des données collectées à l’échelle de la maille 10×10 – objectif à long terme – révèle une couverture territoriale assez complète, en ce sens que peu de mailles présentent une absence de données. Mais de nombreuses mailles ne possèdent que quelques données (souvent une seule espèce).

Évolution du nombre de données au cours du temps (date de versement)

evolution données

Il existe un fond de données qui à été mobilisé à la mise en place du projet SAPROX. Dès son lancement des lots de données ont été transmis spécifiquement et alimentent le projet. La réactivité des partenaires a alors été très forte.

Évolution du nombre de données au cours du temps (date d’observation)

nombre d'obseration annuelles

La courbe des données recueilles en fonction de la date d’observation montre que les données antérieures à 1990 sont difficile à mobiliser car elles n’existent que sous format papier (carnet de chasse, publication, ou collection). La numérisation des données de la revue l’entomologiste et des catalogues de l’ACOREP-France a fourni l’essentiel des données antérieurs à 1980.

La mise en place d’une numérisation en temps réel (tableurs ou base de données) permet une mobilisation rapide des données.

La diminution des données postérieures à 2012 est associée au versement des grands jeux de données par les partenaires de l’inventaire SAPROX  dès le début du projet et d’une temporisation avant le versement des mises à jours par rapport à ces jeux de données.

La répartition des données par familles

Plus de 83 % des espèces de la liste de référence Frisbee sont représentées parmi les données actuelles. Cependant, les écarts sont très important : 44 familles sont représentés par toutes leurs espèces ou presque (familles complètes), 14 familles sont représentées par 75 à 90 % de leur espèce (familles presque complètes) et enfin 11 familles présentent des lacunes importantes avec moins de 75 % de leurs espèces (familles incomplètes).

Analyse par famille

La complétude des familles ne renseigne pas sur le nombre de données disponible par familles, certaines étant plus difficile à observer ou à identifier.  A partir du nombre moyen d’observation pour une espèce sur l’ensemble des données (138 données pour une espèce), nous pouvons identifier les familles qui sont bien représentées dans les données et celles qui sont déficitaires.  Les familles très bien représentées dans  les données sont les Biphyllidae, Cerylonidae, Dryophthoridae, Elateridae, Eucnemidae, Lucanidae, Lymexylidae, Monotomidae, Mycetophagidae, Salpingidae, Scarabaeidae, Sphindidae, Throscidae et les Trogidae. Les familles bien représentées dans les données sont les Cerambycidae, Cleridae, Cucujidae, Curculionidae, Erotylidae, Pyrochroidae, Silvanidae, Trogossitidae et les Zopheridae.

Ces deux groupes sont assez facilement accessible du point de vue de l’identification ou comptent peu d’espèces que l’on rencontre assez fréquemment. Ils représentent un tiers des familles.

D’autres familles qui se trouvent être en déficit ou en grand déficit. Elles le sont pour des raison assez diverses : rareté écologique ou géographique, faible détection au pièges, difficulté d’identification, manque de considération comme une famille saproxylique (par exemple les oedemeridae)…

Les familles en déficit de données sont les Anthribidae, Carabidae, Cerophytidae, Histeridae, Leiodidae, Lycidae, Melandryidae, Melyridae, Mordellidae, Nitidulidae, Oedemeridae, Ptinidae, Scirtidae, Scraptiidae, Tenebrionidae, Tetratomidae et les Vesperidae.

Les familles en très grand déficit de données sont les Acanthocnemidae, Aderidae, Alexiidae, Bostrichidae, Bothrideridae, Brentidae, Buprestidae, Cantharidae, Ciidae, Clambidae, Corylophidae, Cryptophagidae, Dermestidae, Derodontidae, Dryopidae, Elmidae, Endecatomidae, Endomychidae, Eucinetidae, Laemophloeidae, Nosodendridae, Phloeostichidae, Phloiophilidae, Prostomidae, Ptiliidae, Pythidae, Sphaeritidae et les Staphylinidae.

Les priorité en termes d’acquisition de données en fonction des familles sont à orienter vers les familles d’identification aisée mais qui sont peu présente dans le jeux de données telles que les Anthribidae, Oedemeridae, Dermestidae. Les familles un peu plus délicates d’identification, mais assez facilement collecté par les entomologistes amateurs et professionnels, telles que les Buprestidae, Tenebrionidae, peuvent également faire parti des priorités.

Pour d’autres familles, c’est une mise à disposition d’expertise et de documentation qui pourra favoriser acquisition de données.

L’analyse des données  par famille est disponible en téléchargement